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C’est la bête noire de beaucoup de parents. Le repas ! Tant qu’il s’agit de pâtes ou de riz tout va bien mais dès que les légumes pointent le bout de leur nez sur le menu, c’est le drame.

C’est alors le festival des « beurk », « j’aime pas ! » avant même d’avoir gouté. Et nous qui avons en tête le slogan « cinq fruits et légumes par jour », poussés par la culpabilité allons tenter tous les stratagèmes.

De la supplication aux menaces en passant par la négociation, nous allons tout tenter pour faire manger à notre enfant le repas équilibré qui est dans son assiette.

Alors comment faire face à un enfant qui refuse les légumes ? Dans cette vidéo, j’interviewe Elodie Beaucent, coach en nutrition. Sa mission, c’est d’aider les personnes à retrouver le plaisir de manger sainement.

Quelles sont ses astuces pour enrichir un peu l’assiette des enfants ? Comment lui faire prendre un repas un peu plus équilibré et de manière joyeuse ? Nous allons voir qu’il existe de nombreuses solutions pour faire accepter les légumes à nos enfants.

L’impliquer et amener du ludique dans l’alimentation

 

Et tout commence bien avant le repas. Bien souvent l’être humain va être réticent envers les aliments qu’il ne connait pas. C’est un réflexe naturel de protection enregistré dans le cerveau primitif. Ce réflexe permettait d’éviter à l’origine l’empoisonnement.

On va donc commencer par leur faire connaître les légumes. Si la plupart des enfants reconnaissent facilement un haricot vert, tout se complique dès que l’on sort des légumes les plus connus. Alors si on a un potager ou que l’on peut jardiner, c’est formidable.

Cela va apprendre à l’enfant à se familiariser avec le légume depuis sa plantation. Ensuite ça va tout simplement être de faire le marché, ou les courses en l’impliquant. Donc on va pouvoir lui demander de mettre les légumes dans un sac, de les peser.

Puis on va en profiter pour lui faire faire connaissance avec cet étrange aliment qu’il ne connait pas toujours. Son nom, sa famille mais aussi comment il se prépare, se mange.

De retour à la maison, on peut aussi cuisiner avec lui, lui faire préparer le légume. Ainsi, on va associer des moments de plaisir au légume (jeu au magasin, cuisine avec papa ou maman) qui vont lui permettre de changer ses a priori.

On peut aussi soigner la présentation de l’assiette, l’inviter à nous proposer ses créations, dessiner des bonhommes avec des légumes, etc.

Tout ce qui va faire appel à la créativité et au ludique va contribuer à changer ses préjugés négatifs.

Donner l’exemple en mangeant sainement

 

L’enfant est un être absorbant, il apprend par mimétisme. Il va donc être compliqué d’avoir un enfant qui mange de tout si nous-même ne mangeons pas sainement. On a besoin d’incarner le message, de montrer l’exemple, de manger comme nous voudrions que nos enfants mangent.

Donc manger des légumes, prendre plaisir à cuisiner, faire du repas un moment agréable en famille. L’enfant qui va voir son parent manger avec envie de légumes, avoir une alimentation variée, va plus facilement faire de même.

On va aussi partager le repas en famille pour faire de ce moment de la journée un espace d’échange et de convivialité. C’est l’occasion pour chacun de parler de sa journée, de communiquer sincèrement.

On va faire en sorte que le repas ne soit pas seulement le moment d’assouvir un besoin physiologique. Qu’il soit un moment de partage que l’on a hâte de rejoindre.

Lorsqu’on passe un bon moment, que l’on raconte sa journée, on a moins le nez dans son assiette pour trier les bouts de carotte dans le plat ! On a donc tout intérêt à ce que notre enfant apprécie le repas sur tous les plans.

Reprogrammer son cerveau et défaire les blocages

 

L’astuce d’Elodie

L’astuce que conseille généralement Elodie Beaucent, c’est de faire ce qu’on appelle des légumes déguisés. Parce que souvent, ce qui bloque l’enfant, est au niveau purement visuel. C’est-à-dire qu’il voit le brocoli, le haricot vert, les épinards, il fait « ahh j’en veux pas, j’aime pas ».

Ce qui est important c’est donc de casser ce mécanisme là, ce réflexe-là, pour que l’enfant change sa vision des légumes. Qu’il voit qu’ils peuvent être mangé de plein de façons différentes et sous plein de formes différentes.

Donc il y a la forme classique de la purée qu’on essaye souvent mais le problème de la purée c’est que ça garde la couleur donc on peut préférer les quiches.

En râpant les légumes de façon très fine et en les incluant à la pâte pour qu’ils se mélangent, l’enfant va peu les sentir.

Il y a aussi une autre astuce toute simple. Les enfants, en général, aiment les pates ou le riz. On peut donc couper les légumes très finement et les faire cuire pour qu’ils soient très fondants puis ajouter de la sauce tomate.

Ainsi, l’enfant ne va pas sentir les légumes, surtout si on rajoute une petite dose de fromage, parmesan ou autre. Ce qui est top c’est quand l’enfant n’a pas senti qu’il y avait des légumes et qu’on lui dit ensuite « tu sais quoi ? tu peux être fier de toi car ce soir, tu as mangé des carottes ! ».

Créer de nouvelles routes neuronales

Après il y a des recettes encore plus fun comme des gâteaux au chocolat à la courgette où l’ingrédient principal est de la courgette râpée. C’est surprenant car on ne sent absolument pas le goût et en fait là on rentre plus sur le plan psychologique.

Quand l’enfant prend conscience qu’il a réellement mangé des légumes et qu’il a aimé ça, il va associer le plaisir aux légumes dans son esprit. Dans son cerveau il va y avoir une association nouvelle qui va se faire au niveau neuronal.

A partir de ce moment-là il va pouvoir créer un autre rapport avec son alimentation. Là c’est gagné, il faut appuyer à fond en tant que parent et dire « mais c’est génial tu as vu tu as mangé des courgettes, tu as mangé des carottes ! ».

On va lui suggérer qu’il peut les manger sous plein de formes différentes : « là c’était dans une quiche mais demain tu peux les manger crus, la salade y’en a de la verte, de la violette, tu peux faire des sauces sucrées, des sauces salées ».

Quand votre enfant est connecté à la variété, au plaisir, au ludique, vous êtes sûr d’avoir des résultats. Vous allez faire sauter les blocages et les croyances limitantes chez vos enfants.

L’impliquer dans la recherche de solutions

 

La recherche de solutions en famille

Parfois on a vraiment l’impression d’être dans une impasse avec notre enfant. La consommation de légume pose véritablement problème et génère des conflits.

En tant que parent on souhaite que notre enfant mange de manière équilibrée pour sa santé. S’il refuse d’en manger ou que l’on considère qu’il n’en mange pas assez, cela peut véritablement être une source de stress pour nous.

Ce qui fonctionne bien dans ce genre de difficultés, c’est de faire une recherche de solution en famille avec l’enfant. On va tout simplement exposer notre problème, avec bienveillance et l’inviter à proposer des solutions.

Les enfants sont incroyablement créatifs et surprenants dans ce processus. Bien sûr il va pouvoir faire des propositions saugrenues, comme « la solution c’est de plus faire de légumes ». Surtout l’essentiel est de ne pas juger ou rejeter de suite.

On va tout noter, faire nous aussi des propositions et à la fin reprendre la liste et ne conserver que les propositions qui pourraient faire consensus. Ensemble on va décider d’en tester une pendant 1 ou 2 semaines par exemple et voir si cela fonctionne.

L’immense avantage est que l’enfant va se sentir beaucoup plus impliqué. Et du fait de cette implication il va mettre beaucoup plus d’attention et d’efforts pour tester la solution retenue.

Des solutions créatives

Le fils de Solène refusait les légumes. Au cours d’un temps de recherche de solution, son fils lui a proposé de rédiger un « contrat de légumes » ! Ils ont fait la liste de tous les légumes qu’il aimait ou acceptait de manger. Il y avait les radis, la salade, les tomates, les haricots verts et le brocoli, l’avocat et les petits pois.

Une liste assez restreinte mais correcte. Solène a pris l’engagement de toujours faire au moins un de ces légumes au repas, en supplément, lorsqu’elle faisait un légume qui n’était pas sur la liste. Et son fils a pris l’engagement de toujours manger les légumes de la liste. Si Solène faisait des carottes, elle proposait aussi des haricots verts par exemple.

Ce « contrat de légume » s’est avéré salvateur car il les a sorti de la situation de blocage dans laquelle ils étaient. Solène a réussi à lâcher prise sur le repas, à ne plus être dans l’observation constante de ce qu’il mangeait ou non.

Ainsi, Solène et son fils ont rétabli la relation de confiance. Le repas est redevenu un moment d’échange sans stress. Ce qui lui a permis, à lui aussi, petit à petit, de gouter de nouvelles choses, puisque la nourriture n’était plus un enjeu.

Les légumes sans stress

 

Donc pour faire manger des légumes aux enfants sans que cela ne devienne un enjeu, on va miser sur la créativité. On va rendre les préparations ludiques et impliquer l’enfant dans sa propre alimentation.

Cela va lui permettre de faire tomber ses croyances et de s’ouvrir aux multiples possibilités qu’offre l’alimentation saine. En donnant l’exemple et en supprimant les enjeux sur l’alimentation, on va supprimer du stress pour notre enfant et pour nous-même.

L’impliquer dans une recherche de solution pour sortir d’une situation de blocage va également être une excellente solution. Car lorsque les solutions viennent de lui, il va les impliquer avec beaucoup plus de motivation.

Avec ces quelques conseils, je suis sûre que tu peux faire revenir le plaisir à ta table !

Légumes : que faire quand mon enfant refuse d’en manger ?
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