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La méthode Montessori : comment l’appliquer à la maison ?

Bien souvent les gens ont dans l’idée que la méthode Montessori ne peut s’appliquer que dans une école Montessori, une structure adaptée avec du personnel spécifiquement formé. Il s’agit d’une idée reçue partagée par de nombreuses personnes.

Pourtant, si on regarde le travail de Maria Montessori, on constate que son objectif était de diffuser ses méthodes et découvertes au plus grand nombre. On peut donc facilement les appliquer au quotidien à la maison sans adaptation particulière.

La méthode Montessori est basée avant tout sur l’observation minutieuse de la pédagogue Maria Montessori des enfants dans leurs apprentissages et leurs fonctionnements. Ses principes peuvent être mis en place sans matériel pédagogique spécifique ni structure professionnelle.

Nous allons voir ici qu’avec 4 principes fondamentaux il est possible de pratiquer la méthode Montessori à la maison !

1. Laisser l’enfant choisir librement son activité

Adaptation de l’environnement

Tout d’abord, un des premiers principes de la méthode Montessori à mettre en œuvre est le libre choix de l’activité pour chaque enfant. C’est une base essentielle de la méthode Montessori. En tant qu’éducateur, notre but ne va pas être de contrôler l’enfant mais de contrôler son environnement.  Pour ce faire, on va y disposer des choses qui vont l’inciter à construire des compétences.

S’il est si important de le laisser choisir son activité c’est parce que lorsque l’on décide librement de ce que l’on va faire on y porte un intérêt réel. L’enfant qui a vraiment de l’intérêt pour ce qu’il fait, va se concentrer beaucoup plus. Il apprendra donc beaucoup plus vite de son activité et s’épanouir. Alors que si celle-ci ne l’intéresse pas et qu’il s’agit d’un sujet imposé par l’adulte, sa concentration ainsi que ce qu’il va en retirer vont être moindre.

Idéalement, on va donc essayer de créer un environnement où il a accès à tout. Un environnement dans lequel il peut prendre librement les choses. Si l’enfant est dans un environnement où tout ce qui est à sa portée est interdit, l’éducateur va sans cesse devoir le reprendre et lui poser des restrictions.

Le guide intérieur

Mais au-delà de ça, l’enfant va se retrouver bloqué dans ses apprentissages. Au contraire on va faire en sorte que toutes les choses à sa portée soient « autorisées ». Cela lui ouvre des perspectives et il va pouvoir librement choisir une activité et manipuler le matériel.

Il choisira celle qui lui permettra de construire ce qu’il a à construire à ce moment précis. Il pourra donc suivre ce que lui dicte son « guide intérieur ». Car c’est lui qui le conduit à avancer à son rythme et à acquérir les compétences qui lui sont nécessaires à ce moment précis de son évolution.  Car tous les enfants n’apprennent pas au même rythme.

C’est le guide intérieur qui régit le développement de l’enfant. S’il a besoin de développer sa motricité fine il choisira une activité qui va dans ce sens. Mais s’il ressent le besoin de travailler sa capacité sensorielle, en en choisira une autre.

2. Le laisser se concentrer

Préserver sa concentration

Une fois que l’enfant a sélectionné une activité, un autre principe fondamental enseigné par l’éducatrice Maria Montessori est de le laisser se concentrer suffisamment longtemps.

Donc il s’agit tout d’abord de lui laisser une plage de concentration suffisamment longue sur son activité. Mais également de ne pas le déranger.

Maria Montessori disait que le début de la concentration d’un enfant est aussi fragile qu’un bourgeon ! En tant que parent il nous arrive parfois de vouloir déplacer un objet sur l’espace de travail de notre enfant. On va remettre en place un crayon sur le point de tomber au sol par exemple.

On ne pense bien évidemment pas que cette action minime puisse impacter l’enfant dans sa concentration. Et pourtant, ça peut être le cas. Ça va donc être un principe très important dans la méthode Montessori. Lorsque l’on constate que l’enfant démarre une phase de concentration, d’intervenir le moins possible.

Si ce début de concentration est fragile, une fois que l’enfant est réellement dans son activité, il est capable d’une concentration tout à fait impressionnante.

Un enfant ouvert aux autres

La méthode Montessori nous apprend également qu’aller au bout de cette concentration va permettre l’éveil au sens social.

Quand l’enfant a été nourri à l’intérieur par une activité qu’il a librement choisi il est bien. S’il a pu se concentrer suffisamment et répéter l’activité de nombreuses fois il se sent nourri. Et lorsqu’un enfant est bien, il va être comme « dilaté ». C’est-à-dire qu’il va s’éveiller au sens social. Il va voir les autres avec joie, enthousiasme, il est en capacité de s’ouvrir aux autres.

Il est donc particulièrement important de laisser l’enfant aller au bout de sa concentration. C’est ainsi qu’elle peut l’amener à acquérir les compétences qui lui sont nécessaires. Ainsi nourri, il va alors naturellement s’orienter vers l’interaction sociale et le partage.

Donc le libre choix de l’activité et la concentration sont deux clés précieuses. Si on prévoit 50 activités dans la journée, l’enfant n’a pas suffisamment de temps pour se concentrer. Alors il vaut mieux en faire moins mais à son rythme. Cela lui permettra de tirer le maximum de ses apprentissages.

3. Etre un modèle pour l’enfant

Une autre chose très importante aussi c’est que l’éducateur a besoin avant tout d’agir comme modèle pour l’enfant. Si je souhaite qu’un enfant parle doucement dans un lieu par exemple, je dois moi aussi me mettre à parler doucement.

Il n’est pas cohérent d’attendre qu’un enfant se mette à chuchoter si nous lui faisons la demande en criant. De la même manière, si on a envie qu’un enfant soit poli et souriant, en tant qu’éducateur on a besoin de lui parler de façon polie et souriante.

Tout est question de logique. Il est vraiment important d’appliquer un maximum ce principe. Parce que l’enfant est un esprit absorbant.  En tant que tel, ce qu’il va faire, ce n’est pas tant ce qu’on lui dit de faire que ce qu’on fait nous-même.

L’enfant « absorbe » son environnement comme une éponge. Il va en priorité apprendre sur la base de l’expérience et du mimétisme avec son éducateur. D’où l’importance de s’observer soi et se demander si notre comportement reflète bien nos propos.

Comme le rappelle justement Céline Maisonneuve dans l’interview, l’adage dit « l’éducation ce n’est pas juste un modèle, c’est être un modèle » !

Donc on va toujours essayer de faire en sorte que nos actions ne soient pas en contradiction avec nos paroles. Etre un modèle cohérent et un exemple.

C’est avant tout nos comportements que l’enfant va reproduire par mimétisme plutôt que d’appliquer les consignes que l’on peut lui donner.

4. Aider oui, mais aider utile !

Ne pas surprotéger

Une autre chose qui est très importante, c’est la notion d’aide utile. Le but de la méthode Montessori c’est vraiment de rendre l’enfant autonome. Qu’il puisse faire un maximum de choses par lui-même en autodiscipline.

On va donc considérer que s’il est en demande pour faire lui-même quelque chose, l’important c’est toujours de le laisser faire ce qu’il a envie de construire. Cela peut-être une demande directe où que nous, nous le sentions prêt à prendre son autonomie sur une action particulière. Dans les deux cas, il est important d’être à l’écoute.

C’est parfois difficile car en tant qu’éducateur ou en tant que parent, on va vouloir être dans la protection de l’enfant au maximum. Même si c’est une démarche bienveillante, cela peut transmettre un message d’incompétence à l’enfant. On peut avoir confiance en ses capacités pour qu’il n’en doute pas lui-même. C’est ainsi qu’il pourra acquérir la confiance en soi.

Ça peut paraitre choquant pour certaines personnes mais on va suivre ce principe même s’il s’agit pour l’enfant de prendre un couteau pointu pour couper. J’ai personnellement vu suffisamment de jeunes enfants qui arrivent à couper avec un couteau pointu. Il suffit de leur montrer avec beaucoup de lenteur et de précision le geste et ils en sont capables.

Croire en ses capacités

En effet un enfant n’ira jamais chercher à faire quelque chose pour lequel il n’est pas prêt. Il cherche à prendre son autonomie lorsqu’il se sent capable d’acquérir cette nouvelle compétence. Si c’est trop compliqué, il ne va pas le faire.

Donc la notion d’aide utile c’est vraiment de laisser l’enfant faire tout ce qu’il pense être capable de faire. Il ne s’agit pas pour autant de ne jamais l’aider. Mais on ne va apporter de l’aide que si l’enfant le demande.

Même s’il nous sollicite pour quelque chose qu’il sait déjà faire. Si par exemple il est capable de mettre ses chaussures tout seul mais qu’il nous demande quand même de l’aide pour le faire, là on va l’aider.

Un enfant qui va nous demander de mettre ses chaussures alors qu’il sait parfaitement le faire seul, va être en recherche d’autre chose que d’autonomie. Cela peut être une recherche de sécurité par exemple.

On va donc l’encourager à faire seul mais l’aider lorsqu’il en fait la demande uniquement.

En résumé

Donc si on récapitule c’est tout d’abord d’offrir à l’enfant le libre choix de son activité.

Puis on va le laisser se concentrer sur un temps suffisamment long (cela peut être deux à trois heures par jour sur une activité).

En tant qu’éducateur on va aussi se comporter comme un modèle.  En gardant une cohérence entre nos actions et nos paroles.

Et pour finir, la notion d’aide utile : aider lorsque l’enfant le demande et non anticiper en faisant à sa place. On va donc le laisser faire et s’il fait mal surtout on ne va pas lui dire ! Ce n’est pas grave, il a besoin d’années de pratique parfois pour arriver à maitriser certaines choses.

Nous-même on est passé par là, on a pratiqué énormément pour maitriser toutes nos compétences. Donc même s’il renverse son verre et qu’il y a de l’eau partout ce n’est pas grave. On peut juste dire « je vois qu’il y a de l’eau partout, c’est une bonne occasion pour nettoyer ». Et saisir cette occasion d’un apprentissage de plus.

Méthode Montessori et bienveillance

Dans leur choix d’une parentalité bienveillante, les parents se tournent de plus en plus vers la pédagogie Montessori. En effet, éduquer de manière bienveillante implique aussi des méthodes d’apprentissage à l’écoute de l’enfant qui favorisent son épanouissement.

Nous n’avons pas tous accès à une maison d’enfant ou une école privée Montessori pour nos enfants. Tout le monde ne peut pas non plus faire l’école à la maison et faire une formation Montessori ou suivre un atelier Montessori.

Et l’école publique ne propose aujourd’hui encore que peu d’aménagements Montessori dans la classe. Les initiatives sont un peu plus fréquentes, certes. Comme celle de l’enseignante Céline Alvarez qui a utilisé la méthode Montessori pour apprendre à lire à ses élèves de classe maternelle. Mais la pédagogie Montessori reste peu connue des professeurs des écoles.

Cependant il est possible de faire du Montessori à la maison. Sans matériel spécifique, en suivant les 4 principes fondamentaux de la méthode Montessori.

A la maison au moins, mon enfant sera dans un environnement d’apprentissage optimum. Car c’est au sein de la famille que se font la majorité des apprentissages d’un être humain !

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